Une maîtrise solidaire du Tiers-Monde



Le 15 décembre 2007, les Petits Chanteurs ont organisé un concert de solidarité en faveur des populations du Mozambique, en Afrique Australe, l'un des pays les plus pauvres du monde. Le but de ce concert était de réunir les fonds nécessaires pour construire un puits dans un petit village de 500 habitants, Muera, dans la province de Macossa, au centre du pays. Mission accomplie puisque, grâce à la Maîtrise, l'association Amitié Solidarité Mozambique a pu gagner les 1200 € nécessaires à cette réalisation.


Un puits à Muera

Laissons le Père Yves MATHIEU, missionnaire spiritain sur place, nous présenter les projets de puits que porte l'association.

" Vendredi dernier, nous avons inauguré les deux puits que nous avons réalisés cette année. Grâce à l'aide du Rotary Club de Douai, nous avons pu aider deux villages à financer la réalisation de puits.

Le problème de l'eau est un problème grave. Certains villages n'ont pas d'eau du tout. Les mamans doivent marcher parfois jusqu'à 10 km pour aller chercher de l'eau. Il en résulte toute une économie de l'eau qui est un frein à l'hygiène élémentaire. D'autres villages n'ont que l'eau à la rivière. Pour eux, le début de la saison des pluies est une période redoutable. Tout le village est malade, car les pluies nettoient les terres salies par 6 mois de saison sèche. Les rivières sont alors chargées de tous les microbes possibles. A force d'entendre la plainte de ces gens, au début de l'année, nous avons discuté avec les responsables de ces villages, pour trouver une solution.

Nous leurs avons proposé de les aider, s'ils commençaient à faire une contribution, pour ne pas rentrer dans un système de paternalisme. Ils ont ainsi participé en faisant les briques cuites, et en payant le dixième du prix du puit.

Ensuite, nous leur avons proposé deux systèmes. Un puits classique, avec un seau et une manivelle, ou un puits avec une pompe manuelle. Tout de suite, ils ont dit : un puits classique, car les pompes manuelles, ça tombe en panne.

Ensuite, nous avons appelé un spécialiste qui est venu (avec des baguettes) pour désigner l'emplacement des futurs puits. Ensuite, les villages ont contracté des jeunes pour creuser les trous. Nos 2 puits font 14 mètres de profondeur. Pour l'un d'entre eux, nous avons dû creuser 1,5 mètre dans la pierre, avec des burins. Ensuite, nous avons contracté un maçon qui a monté les murs. En bas, ce sont des pierres, pour ne pas boucher les petites rivières souterraines. Puis, plus haut, ce sont des briques fabriquées par les gens des villages. Il y a une margelle. Nous avons ensuite fait faire une manivelle et un couvercle.

Lors de l'inauguration, les gens dansaient de joie. Le préfet du département était là. Dans son discours, il a insisté sur le bien que ces puits vont faire pour l'amélioration de la santé. Il a aussi demandé au gens de s'organiser pour entretenir ces puits. Pour qu'ils restent propres et potables. "

P. Y. MATHIEU, 23 novembre 2007

La construction d'un puits en photos

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Une équipe de terrassiers commence, à la saison sèche (l'été et l'automne en France) par creuser à la main le trou jusqu'à une profondeur de 12 mètres à 15 mètres.


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Il doit y avoir au moins 90 centimètres d'eau au fond à la fin août, pour être sûr qu'en décembre, il y en ai toujours, quelque soit alors l'état de la sécheresse.


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Il s'agit ensuite de monter le puits en briques, à partir du bas. Les villageois ont réalisés eux-mêmes ces briques à partir de l'argile qu'on trouve là-bas partout dans le sol.


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On fabrique alors en béton la margelle et l'évacuation d'eau du puits. On installe le système de manivelle et le seau.


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Et le puits est prêt à donner l'eau potable aux habitants du village.